Maison

Les différentes étapes pour mettre aux normes des bâtiments contre le risque lié à la foudre

Par Mathilde, le 4 mai 2021 — 6 minutes de lecture
foudre sur maison

Le monde d’aujourd’hui est de plus en plus normé et toutes les entreprises se doivent de respecter des réglementations complètes et assez directives. De plus, nous sommes dans une période ou la prévention a de plus en plus tendance à se développer. Ceci se retrouve en entreprise notamment ou les employeurs doivent mettre en place toute une série de mesures pour protéger leurs salariés. Parmi les risques essentiels à protéger, il y a le risque lié à la foudre. En effet, la foudre peut être dangereuse ; elle est notamment susceptible de déclencher des incendies mais elle peut aussi détériorer des matériels électriques ce qui peut être dangereux, notamment si cela est amené à toucher le système informatique de l’entreprise.

Différentes étapes doivent être mises en place pour se protéger contre le risque foudre, et la matière est tellement technique qu’il est essentiel de se faire accompagner dans ses démarches par une bureau d’études spécialisé dans le risque foudre.

L’analyse du risque foudre

Comme pour toute action de prévention, il est essentiel de commencer par une analyse dont l’objet sera de mesurer le niveau de risque dans l’entreprise. En effet, si aucun état des lieux précis n’est réalisé cela peut paraitre très compliqué de préconiser la mise en place de solutions adaptées.

L’analyse du risque foudre va dans ce cadre permettre de déterminer avec la plus grande précision possible les niveaux de protection qu’il va falloir mettre en place pour assurer une protection optimale. Basée sur un arrêté du 19 juillet 2011, l’analyse du risque foudre va devoir prendre en compte le risque qui existe sur les réseaux électriques et électroniques. Mais elle va devoir également mesurer le risque de perte en vie humaine.

L’étude technique

L’étude technique est la deuxième étape qu’il convient de suivre dans le cadre de la méthode officielle. La réglementation française impose aux installations classées pour la protection de l’environnement et à toute une série d’entreprises de réaliser une étude technique avec l’assistance d’un bureau d’études spécialisé dans le risque foudre. Il va s’agir à ce niveau de la gestion du risque de déterminer avec une grande précision quels vont être les différents systèmes qui vont devoir être mis en place pour assurer une protection de grande qualité : des paratonnerres, des parafoudres ou des cages maillées par exemple. Des propositions d’installations vont devoir aussi être réalisées sur l’ensemble des bâtiments de l’entreprise sachant qu’à chaque fois la solution devra être adaptée au bâtiment et au risque réel existant.

risque de foudre

L’étude technique qui peut aussi être accompagnée de plan et de notes précises, se compose de 4 étapes :

  • La protection contre les effets directs de la foudre : l’étude technique va préconiser les mesures exactes à mettre en place et la dimension des appareils à installer en fonction de la superficie du bâtiment concerné et du niveau de risque déterminé; lorsque l’on parle d’effet direct on parle d’impact qui frappe le bâtiment de façon directe, sans aucun détour.
  • La protection contre les effets indirects de la foudre : il va s’agir ici de préciser le nombre mais aussi le lieu d’installation et le dimensionnement en courant des différentes solutions installées, notamment les parafoudres. Il faudra aussi, à cette étape, envisager des solutions complémentaires comme le blindage des différents câbles et des différents locaux.
  • La mise en place d’une véritable politique de prévention : il va être nécessaire en plus des systèmes de protection de définir des moyens de prévention comme ceux qui permettent de détecter plusieurs heures en amont les orages par exemple. Il va dans ce cadre être tout à fait essentiel de bien informer les différentes catégories de personnels des entreprises afin qu’ils puissent aussi apporter toute leur vigilance et leur attention pour se protéger au maximum de ce risque foudre.
  • La rédaction de notice de vérification et de maintenance : cette notice a pour rôle de bien rappeler au plus grand nombre le résultat des vérifications qui ont été réalisées. La réalisation de toutes ces mises en œuvre et le fait de le consigner par écrit permet de garantir la fiabilité du système de protection et de tous les dispositifs de prévention qui auront pu être installés.

La mise en place de formations pour le personnel de l’entreprise

Comme tout risque, il est intéressant que le plus grand nombre possible de salariés de l’entreprise possèdent les bases en ce qui concerne le risque foudre. Un bureau d’études spécialisé sur le risque foudre peut tout à fait animer diverses sessions de formation à la demande de l’entreprise si elle le souhaite.

Il est important que chacun connaisse les mesures essentielles à mettre en place pour se protéger contre ce risque particulièrement dangereux lorsqu’il est présent ; ces mesures pourront d’ailleurs être utilisées à titre personnel pour protéger son domicile et sa famille.

Il est important aussi qu’une partie des salariés aient une formation beaucoup plus approfondie (cela peut notamment concerner les membres du Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail). Cela leur permettra, entre autres, d’avoir une connaissance plus approfondie des diverses réglementations concernant le risque foudre. Mais cela permettra aussi d’être vigilent lorsque des mesures leur apparaitront comme pas forcément suffisantes. Ce sont d’ailleurs ces personnes plus formées qui pourront, peut-être, travailler avec le bureau d’études qui sera chargé de participer à la gestion du risque foudre et à son élimination.

Pour conclure sur le risque foudre

A la lecture de tout ceci, il est très facile de constater que gérer le risque foudre nécessite une grande technicité (certainement plus importante que pour d’autres risques identifiés au sein de l’entreprise et de ses bâtiments). Il est donc très important de faire appel à de vrais spécialistes techniciens ou ingénieurs dont le métier est de gérer ce risque. Au regard des conséquences plus que risquées lorsque ce risque se produit, il n’est bien évidemment pas question de laisser une quelconque place à l’improvisation.