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Vers une nouvelle taxe pour sauver les petits commerces et centres villes?

Vers une nouvelle taxe pour sauver les petits commerces et centres villes?

L’insuffisance du transport en commun et notre habitude du tout voiture… même si cela évolue, sont un frein. La difficulté de circulation, de stationnement et la volonté d’optimiser coût et temps de déplacement localisent la création d’emploi en périphérie.

La mode divise sur tout et n’importe quoi. La télévision, la radio, tout le monde va s’y mettre. Les questions sociales quotidiennes sont traitées à la télévision et à la radio, grâce à l’intervention de spécialistes, d’analystes, de chroniqueurs ou de politiciens. Ces sujets, qui peuvent être de haut niveau, deviendront alors plus accessibles à tous.
Afin de toucher le public, nos grandes stations de radio ont eu l’idée de diffuser des émissions interactives en direct en donnant la parole à leurs auditeurs en direct (généralement en léger différé). Ce faisant, les journalistes complices de ce concept se transforment en leaders communs. Malgré tous leurs talents, le niveau s’effondre pour laisser place plus souvent à une peoplisation déchirante, chacun sortant de sa petite anecdote ou opinion personnelle. Et je vais vous montrer les émissions qui traitent du football. Le contenu n’a soudain plus d’intérêt, et c’est généralement à ce moment que je coupe le son… Et je remets le son ici… Et je coupe le son… Et j’ai remis le son en place… En attendant le prochain sujet.
Mais parfois, même les interventions les plus bancales vous font penser…

le centre ville désert

Mortalité programmée dans les centres-villes

Aujourd’hui, le problème concerne la disparition du commerce et la désertification progressive des centres-villes. Il y a plusieurs explications à cela.


La dépense des taxes foncières et municipales…


Cela fait fuir la démographie et aussi les clients. La population des centres-villes augmente, et le commerce se développe. Il est impossible, quand on est jeune, de devenir propriétaire et de rester dans le centre ville. Mais il est loin d’être évident que l’estimation des jeunes est la bonne.
Acheter ou construire en dehors de la ville pour réduire les dépenses liées à l’accession à la propriété et déménager de plus en plus pour éviter les impôts ajoute aux restrictions et aux frais de déplacement qui pèsent trop lourdement sur les finances et provoquent tant de frustration, on peut se demander s’il ne serait pas plus facile de rester au centre ville.

L’insuffisance des transports en commun et l’utilisation abusive de tous les véhicules…

Et si ça change, il y a un arrêt. Les difficultés de déplacement, de stationnement et la nécessité de réduire les dépenses et le temps de conduite localisent le développement du travail en périphérie. Par conséquent, l’inévitable perte d’emploi dans le centre ville n’est pas entièrement payée. Les clients se font rares.
Nous avons pris une décision radicale et extrêmement inhabituelle d’installer notre activité comptable dans le centre ville. Pour vous tous, nous aurions dû vivre à Saint Contest Experland, Ikealand ou Iforms.
Les travailleurs venant en voiture auront moins de difficultés à accéder et à se garer, mais il semble important de ramener les gens au centre ville et d’être proche des clients.
Certains de nos employés vivant loin de la ville viennent en train + bus (ou + vénol) avec une participation de 50 % dans l’entreprise. Certains décident de se garer un peu plus loin et de marcher un peu plus.
D’autres vont préférer le 2 roues. D’autres font maintenant du covoiturage. Cela change, et c’est pour nous une option sociale pour l’avenir, ainsi qu’une option écologique d’être au milieu de la région.

L’urbanisation commerciale …

Et l’afflux de centres commerciaux a conduit à une abondance de l’offre en dehors des villes avec un coupable parfaitement nommé, la production au détail, le lobbying à tous les niveaux du gouvernement et un modèle de marché « terre brûlée ». Outils, boucherie, charcuterie, fleuristerie… beaucoup des destructions sont dues à ce type de production. Quel détaillant propose des blanchisseries aujourd’hui ? Qui achète son linge ailleurs que dans un supermarché ? En réalité, il est facile de s’y retrouver, il y a de grands parkings et l’idée d’un centre commercial est séduisante en raison de la diversité des offres et la qualité des marques réduit le coût du transport. La tactique de la vente sans frontières en est une illustration, qui vole un peu plus la compétitivité du commerce conventionnel (chrysanthème, sapin de Noël, galette des rois, vert, vente).
Comme la population vit sur de longues distances et qu’il est important de prendre le véhicule, celui-ci va au plus court, au plus facile et pour lequel la restriction budgétaire prévaut sur le rapport qualité-prix, il va aussi au moins cher.
Il n’est pas question de se lamenter sur les modèles d’entreprise des années 1970, qui ne sont plus là. La mort de ces entreprises est inévitable. Mais il faut souligner que la rentabilité des centres commerciaux est telle qu’il y a une perte d’équité en termes de compétitivité. Par conséquent, la demande du marché dans le centre ville n’est pas suffisante pour faire croître un grand nombre de modèles innovants dans l’échange local. Mais cela varie aussi. Elle est léthargique.
Il faudra 40 ans pour que la population générale évalue les dommages causés à notre environnement de vie par le commerce de détail.
Combien de temps faudra-t-il pour peser tout ce qui serait fait en ligne ? Lorsque les banques, les sociétés immobilières et les agences de recrutement auront quitté les centres-villes, que restera-t-il ? Sujet du film à suspense…


On passe la parole à un auditeur. Il s’agit d’un commerçant de centre-ville et ce qu’il propose est tellement effarant que je ne coupe pas le son…

fleuriste s'occupant de ses fleurs

Une taxe sur les boutiques d’un centre commercial sur l’inégalité des facilités d’accès.

Son constat
1. Rendre le stationnement gratuit en centre-ville est inefficace et de toute manière impossible. La rentrée fiscale que cela représente n’est pas près d’être abandonnée par les villes (?), le caractère payant favorise la circulation.
2. Le modèle tout voiture n’est pas près de disparaître.
Les politiques ne sont pas assez courageux (?) pour fermer les villes aux voitures. Il faudrait d’abord faire revenir des populations en ville, des transports en commun denses, gratuits, des parkings relais gratuits hyper bien desservis et une infrastructure de parcs à vélos en ville en quantité suffisante (il cite Amsterdam).
3. Les centres commerciaux bénéficient d’infrastructures routières (voies d’accès, ronds points, élargissements etc…) payés par le contribuable.
Sa conclusion
Si on ne peut se passer des voitures et que le stationnement doit rester payant, alors les centres commerciaux doivent payer une taxe sur le nombre de places de parking auxquelles les infrastructures payées par le contribuable donnent accès.
Et il avance un chiffre : 4€ par place et par jour d’ouverture arrondis (soyons fous) à 1000€ par an !
500 places = 500.000 € !
Si on fait ce qu’il propose, les centres commerciaux n’auront d’autre possibilité que de faire payer le parking à leurs visiteurs et l’équité sera rétablie. CQFD


Solution classique et technocratique bien française :
plutôt que de régler un problème, inventons une nouvelle taxe ! et je coupe le son …
Oui mais si finalement ça marchait ?

Non, à la nouvelle taxe!

Comment ne pas le faire ? Mais surtout parce que cela aurait été inutile.
Il est clair que les centres commerciaux n’enverront jamais un message de stationnement payant à leurs clients. Nous choisirions de dépenser plus facilement la charge de cette taxe sur leurs revenus, parce que le client choisirait de ne pas payer pour le stationnement.
Cela éliminera brièvement la disparité de concurrence entre le commerce de détail et la livraison au sens large, il est temps pour lui de s’adapter en obtenant effectivement plus ou la moitié de la taxe payée par ses fournisseurs. Cela n’attirera pas plus d’entreprises au centre-ville.
Pour que cela soit à la fois instructif et réussi, le client doit être frappé directement par la poche. Il doit payer quelque chose.
Placer les parcmètres ? Pourquoi pas, mais c’est en fait très difficile sur un parking privé. Mais pourquoi ne pensez-vous pas que les routes d’entrée des centres commerciaux financés par la communauté sont équipées d’un système de péage ?
C’est une idée qu’il faudrait peut-être discuter davantage et présenter à un parlementaire très courageux. Nous devrions au moins être convaincus que cela permettra de rétablir une sorte d’équité en termes de… Les embouteillages !

Vers une nouvelle taxe pour sauver les petits commerces et centres villes? 1

Les villes travaillent sur la sauvegarde de leurs centres

Le vélo,

Une mission parlementaire dirigée par B. LE BRETHON alors Députée-Maire de Caen a remis son rapport en mars 2004 au premier ministre. Les choses avancent…. mais à vélo on va moins vite.

La gratuité des transport en commun,

Vingt-cinq villes de France ont également passé le test. Aujourd’hui, à 20 heures, Aubagne, qui a pris cette décision 8 ans plus tôt, a fait l’objet d’une enquête. De nombreuses villes le font, Niort en 2017 (100 000 habitants), Dunkerque en 2018 (200 000 habitants).
Idée intelligente, vraie ou fausse, ils vont tous avoir leur propre décision. Cependant, c’est probablement dans le sens de l’histoire que les villes se ferment progressivement à la voiture et s’orientent vers la gratuité ou la quasi gratuité des transports.

Dans la mesure où la durabilité du centre ville est liée au maintien des emplois locaux, il appartient à chacun des acteurs et, en premier lieu, aux commerçants eux-mêmes d’être conscients de la nécessité de changer leurs actions.

À moins que, par commodité, nous n’ayons tendance à préférer la périphérie pour trouver les services publics, la livraison au détail et le commerce en ligne, sinon, avec la perte des magasins dans nos villes, d’autres au milieu de nos villes moyennes périront quoi que nous fassions.
Rendez-vous à la voiture pour vous faire livrer gratuitement ou presque.
Dans la mesure où la survie du centre ville est liée au maintien des emplois locaux, il appartient à chacun des acteurs et, en premier lieu, aux commerçants eux-mêmes d’être conscients de la nécessité de changer leurs actions.

À moins que, par commodité, nous n’ayons tendance à préférer la périphérie pour trouver les services publics, la livraison au détail et le commerce en ligne, sinon, avec la perte des magasins dans nos villes, d’autres au milieu de nos villes moyennes périront quoi que nous fassions.

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